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	<title>SFD &#8211; Hasil Pilpres</title>
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		<title>Témoignage : Anne, de SFD à obstétricienne de rue</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Sep 2024 20:24:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Anne Lorient, 55 ans, a vécu 17 ans dans la rue. Aujourd&#8217;hui, elle aide les femmes sans abri à donner naissance à leurs enfants, souvent sur l&#8217;asphalte. Anne Lorient est issue d&#8217;une famille bourgeoise du nord de la France. Dès l’âge de six ans et tout au long de son enfance et de son adolescence, [&#8230;]]]></description>
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<p class="intro">
<p>	Anne Lorient, 55 ans, a vécu 17 ans dans la rue. Aujourd&#8217;hui, elle aide les femmes sans abri à donner naissance à leurs enfants, souvent sur l&#8217;asphalte.</p>
<p>Anne Lorient est issue d&#8217;une famille bourgeoise du nord de la France. Dès l’âge de six ans et tout au long de son enfance et de son adolescence, elle a été victime d’inceste de la part d’un proche. « Je ne savais pas comment sortir de là. Le jour de mes 18 ans, j&#8217;ai fait ma valise et je me suis enfuie de chez moi pour Paris.&#8221; N&#8217;ayant nulle part où aller cette première nuit, elle s&#8217;est retrouvée dans la rue où elle a été agressée sexuellement par une bande d&#8217;hommes. La descente aux enfers a commencé. « Choquée par cet horrible viol collectif, j’ai été incapable de parler pendant près de trois ans. »</p>
<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://img.static-rmg.be/a/view/q75/w746/h1024/f50.00,50.00/6523562/unnamed-file-jpg.jpg" alt="" class="wp-image-154678" style="width:264px;height:auto"/><figcaption class="wp-element-caption">Anne Lorient, sage-femme de rue.</figcaption></figure>
<h2 id="une-naissance-inattendue" class="wp-block-heading">Une naissance inattendue</h2>
<p>Sans argent, seule, la jeune femme mangeait dans les poubelles et dormait dans la cave d&#8217;un centre commercial parisien. « Je pensais y trouver refuge, mais cet endroit est vite devenu ma cage. J&#8217;étais régulièrement violée par des hommes, drogués ou non, sans que je puisse me défendre. Au total, j’ai subi une centaine d’agressions sexuelles. Un jour, à ma grande surprise, un bébé est sorti de mon corps. Il est tombé au sol, sur l&#8217;asphalte. J&#8217;avais nié la grossesse. » Anne était seule, en sang, avec un nouveau-né dans les bras, même si elle ne savait pas qu&#8217;elle était enceinte. « Les secours m&#8217;ont emmené à l&#8217;hôpital. Là, j&#8217;ai entendu une conversation entre les infirmières. Ils voulaient me retirer la garde de mon enfant. Ni une ni deux, je me suis enfuie avec mon petit garçon.&#8221; Pas question qu&#8217;elle l&#8217;abandonne !</p>
<h2 id="le-pouvoir-des-reseaux" class="wp-block-heading">Le pouvoir des réseaux</h2>
<p>Elle a vécu illégalement dans la rue avec son fils pendant deux ans et demi jusqu&#8217;au jour où elle s&#8217;est rendu compte qu&#8217;elle était de nouveau enceinte. «C&#8217;est ça qui a été le déclencheur. Je voulais trouver un endroit chaleureux pour élever mes enfants. Cette deuxième grossesse m’a incité à contacter une association qui m’a hébergé.</p>
<div class="c-quote ">
<blockquote class="c-quote__text"><p>Vivant dehors, j&#8217;ai été exposé à tellement de violence que j&#8217;ai été surpris de recevoir un tel soutien de la part d&#8217;inconnus.</p></blockquote></div>
<p>L&#8217;installation était facile au début. « Nous dormions par terre et je n&#8217;avais pas d&#8217;argent pour payer l&#8217;électricité. J&#8217;ai continué à mendier. J&#8217;ai posté des annonces sur Facebook dans des groupes de mères pour m&#8217;équiper, obtenir des vêtements et des articles de toilette pour ma famille. La solidarité entre les femmes m&#8217;a vraiment émue. Vivant dehors en mode survie, j&#8217;ai été confrontée à tellement de violence que j&#8217;ai été surprise de recevoir un tel soutien de la part de personnes que je ne connaissais pas », se souvient Anne.</p>
<h2 id="les-aides-et-lamitie-pour-se-relever" class="wp-block-heading">Aide et amitié pour se remettre sur pied</h2>
<p>« J’ai aussi découvert les aides administratives et les distributions alimentaires qui étaient disponibles. Toutes ces démarches lui ont permis de se remettre progressivement sur pied. » Son deuxième fils est né à la maternité. Puis les trois retournèrent à leur appartement. « J’ai enfin guéri mon corps, qui était très endommagé, et j’ai pris soin de mes fils du mieux que j’ai pu. Je n&#8217;étais pas le seul à vouloir sortir. Nous nous sommes réunies parmi des mères qui vivaient dans la rue ou dans des situations précaires. Il y avait beaucoup d’entraide entre nous. Par exemple, nous gardions notre propre enfant pendant qu&#8217;il allait au travail ou faire les courses, nous cuisinions des pâtes pour tout le monde&#8230; » Une forte amitié s&#8217;est développée entre eux, mais aussi entre les enfants, en se réunissant et en restant ensemble.<span style="white-space: pre;"> </span></p>
<h2 id="devenir-accoucheuse-de-rue" class="wp-block-heading">Devenez obstétricien de rue</h2>
<p>« Il y a dix ans, j&#8217;ai suivi une formation de professeur de français pour étrangers afin de pouvoir travailler. Un jour, alors que j&#8217;entrais dans un squat pour enseigner, je me suis retrouvé nez à nez avec une femme et son bébé, tous deux morts sur le sol. Ils m&#8217;ont expliqué que cette femme sans abri ne voulait pas aller accoucher à la maternité de peur qu&#8217;on lui enlève le bébé. Compte tenu de son passé et de son histoire, Anne a compris. Elle ne pouvait pas rester là et assister à une telle tragédie. Elle a ensuite profité de l’accouchement pour compléter une formation de sage-femme d’urgence et obtenir un diplôme de psychologue. « C’est comme ça que je suis devenue sage-femme de rue. »</p>
<h2 id="etre-presente-sans-simposer" class="wp-block-heading">Soyez présent sans vous imposer</h2>
<p>L’ancienne SDF s’occupe des femmes enceintes pendant, avant et après la grossesse. La plupart d’entre eux sont des sans-abri, des migrants ou des victimes de violences domestiques qui ont fui leur pays. Elles ne veulent pas accoucher à l&#8217;hôpital car leur mari en serait automatiquement informé.<span style="white-space: pre;"> </span></p>
<p>« J&#8217;accompagne celles qui souhaitent accoucher dans les maternités avec lesquelles je travaille. D&#8217;autres m&#8217;appellent alors qu&#8217;elles accouchent dans la rue. Parfois, ce sont les pompiers ou la police qui me préviennent. Parfois, ils me demandent de venir vers eux pour clarifier une situation car la future maman panique lorsqu&#8217;elle les approche. Le fait d&#8217;être issu d&#8217;une famille de classe moyenne me permet de me sentir à l&#8217;aise aussi bien dans un milieu riche que dans un milieu pauvre. Je connais les codes de la rue et de la vie « normale ». Cela me permet d’être le lien entre ces deux mondes.<span style="white-space: pre;"> </span></p>
<div class="c-quote ">
<blockquote class="c-quote__text"><p>Certains m&#8217;appellent alors qu&#8217;ils accouchent dans la rue.</p></blockquote></div>
<p>Lors de l’accouchement, le plus important est de calmer la mère qui accouche et de créer un climat de confiance. « Je lui répète qu&#8217;elle a le droit d&#8217;accoucher dans les conditions de son choix et de décider de garder ou non son bébé. Personne ne les juge. Je l&#8217;aide à sortir le bébé de son ventre lorsqu&#8217;elle en ressent le besoin. Sinon, je n&#8217;interviens qu&#8217;en cas d&#8217;urgence : saignements, cordon ombilical autour du cou&#8230; Mes services se font peu à peu connaître auprès du milieu des sans-abri à Paris. J’assiste à une dizaine d’accouchements dans la rue par mois.</p>
<h2 id="donner-du-sens" class="wp-block-heading">avoir du sens </h2>
<p>Aujourd&#8217;hui, ses fils ont 23 et 19 ans. Le plus jeune vit toujours avec Anne, dans l&#8217;appartement loué grâce à l&#8217;association. Sa naissance l&#8217;a sauvée. « Quand j&#8217;étais sans abri, j&#8217;ai rencontré des femmes qui sont décédées depuis et j&#8217;ai promis d&#8217;aider les autres si j&#8217;en avais l&#8217;occasion. Promesse tenue : j&#8217;ai fondé il y a six ans l&#8217;association Anne Lorient pour venir en aide aux personnes sans abri et en grande précarité à Paris. Une trentaine de femmes bénévoles sont impliquées dans le projet. Notre mission va au-delà de la naissance. Nous fournissons un abri, nous apportons un soutien administratif, nous organisons des collectes d’aide alimentaire, d’articles d’hygiène et même de fournitures scolaires.</p>
<p>Victime d’inceste et de viol, la lutte contre les agressions sexuelles lui tient également à cœur. Par sa déclaration, elle souhaite sensibiliser la population à ce fléau qui touche toutes les classes sociales. &#8220;Je viens de la rue, je suis un survivant, mais je n&#8217;oublie pas d&#8217;où je viens et j&#8217;ai encore un long chemin à parcourir !&#8221;</p>
<p><em>Texte : Gwendoline Cuvelier, coordination : Julie Braun, adaptation web : Justine Leupe</em>.</p>
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