Avez-vous remarqué que de plus en plus d’enfants naissent entre juillet et septembre ? C’est ce que l’on appelle le phénomène du « bébé de fin d’année ».
En France, la natalité a augmenté le 23 septembre ainsi que dans les jours qui l’ont suivi et précédé. C’est une idée… le jour de l’An. Entre le froid, les premières nuits et les vacances scolaires, la fin décembre offre toutes les conditions pour passer des moments douillets à la maison. Et quoi de plus agréable que de se glisser sous les couvertures et de réchauffer son corps et son cœur ?
Une explication scientifique
À ces variables subjectives s’ajouterait une explication scientifique à l’augmentation du nombre d’enfants conçus en fin d’année. Selon une étude américaine, ce phénomène s’expliquerait par des ovules plus réceptifs et des spermatozoïdes de meilleure qualité dus au froid. Deux facteurs qui permettent une fécondation correcte !
Et en Belgique ?
En général, les pics de natalité en Belgique sont observés sur une période limitée de l’année. Les chiffres 2022 publiés par Statbel, l’agence nationale des statistiques, nous apprennent ce qui suit : le pic le plus élevé se situe en juillet avec 10 024 naissances ; viennent ensuite les mois d’août (9884 bébés) et septembre (9628).
L’évolution des naissances dans le temps
Dans une étude détaillée, l’INSEE rappelle que la hausse de la natalité était bien plus importante il y a quelques décennies. En question?
1. Commandements religieux
Entre 1850 et 1950, les naissances étaient plus fréquentes entre février et avril pour des raisons religieuses. En fait, les relations sexuelles étaient découragées pendant le Carême (fin février-début avril), ce qui entraînait une baisse des naissances pendant les saisons d’automne et de l’Avent. La phase de reproduction était généralement observée après le Carême, qui commençait en mai et durant lequel de nombreux mariages étaient également célébrés.
2. Les premiers congés payés
Avec l’introduction des congés payés en Belgique en 1936, de nombreux enfants furent conçus pendant les vacances d’été. Moins de stress, plus de temps, plus de relations !
3. Légalisation de la pilule
La légalisation de la pilule en 1967 a également entraîné une baisse du taux de natalité. La publication de la loi signifie une nouvelle liberté pour les couples qui peuvent plus facilement « choisir » quand avoir un enfant. Les chiffres montrent donc une augmentation des naissances au printemps, les années qui ont suivi la légalisation du contraceptif.
4. Bébés Covid
Comme nous l’avons lu, ces différences sont devenues de moins en moins prononcées ces dernières années, mais les statistiques pointent vers un « effet Covid », avec un baby-boom en mars et avril 2021, en raison du pic des nombres de conceptions fin 2021. et la première naissance.
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